G8 et plan-média
Le Président Sarkozy vient à la fois de vivre 3 jours de grâce… et trois jours difficiles car, au sein du G8, il n’était qu’un parmi les autres… Certes il a tout fait pour que l’on parle de lui, étant de tous les dossiers, de toutes les affaires….
Sur le site du New York Times, on peut lire ceci « Pour sa première rencontre formelle avec des journalistes étrangers depuis son entrée en fonction le mois dernier, Nicolas Sarkozy a travaillé durement pour avoir l'air décontracté. » (Elaine Sciolino )
Pour avoir l’air décontracté… non mais… qu’elle impudence !
Ensuite les journalistes étrangers conviés à l’Elysée la veille du G8 ( car, tout comme le jour de l’ouverture du G8, en quasi conclave donc coupé du cordon ombilical des médias, N.Sarkozy avait donné une interview au Figaro, il fallait aussi que l’on parle de lui sur la scène internationale ) ont été forts surprit d’entendre le président leur demander d’éteindre leurs magnétophones, tout se faisant « off the record » ( il y a eu une anecdote … fameuse mais que j’ai oublié avec J.Chirac s’emmêlant le micro entre le Off et le On… ) , et « l’on décidera ensuite ce que l’on gardera »
Tout comme en Iran où les femmes journalistes se doivent d’être voilées, la presse étrangère en France se doit d’avoir les mêmes allégeances que les journalistes français… ) A l’arrivée, tout a été avalisé par les collaborateurs du président ( le comité de censure ??? ) et les journalistes ont été obligés de comparer leurs notes écrites… Cela devait faire très 3ème République, avant l’invention du Nagra !
Après seulement trois semaines à l'Elysée la correspondante américaine trouve que le nouveau président "déborde déjà de confiance, et même d'impudence en parlant des zones les plus complexes de la politique étrangères et dans le contrôle de ses relations avec les médias". Son collègue britannique l'a trouvé "suprêmement sûr de lui" et n'ayant "pas peur de dire ce qu'il pense"…
J’ai souvenir d’un reportage de la RAI durant les élections présidentielles où la journaliste réfutait les critiques de berlusconisation de N.Sarkozy… Elle disait que Berlusconi méprisait les médias alors que N.Sarkozy avait autour de lui des journalistes déférents et mêmes dévoués pour certains…
S’il désire que la presse internationale ait pour lui la même servilatitute qu’en France, il lui faudra peut-être se rendre à une cruelle évidence.. Berlusconi a eu besoin de sa fortune pour acheter les médias qui lui ont permis d’accéder au pouvoir, N.Sarkozy lui a eu les médias offerts sur un plateau par à la fois l’héritage RPR ( bien qu’il soit l’homme du tout devient possible… dans la continuité du pire… ) et par les bons auspices des patrons de presse, dont l’activité de presse n’est qu’une, activité parmi d’autres ( bâtiment, armement, finance, etc… )
Un bien beau pays que cette France là…
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