Des dents longues.. à la dent dure !
N.Sarkozy a les dents longues à rayer le parquet… Oh il n’y a pas que lui, et pour avoir l’ambition d’être un élu en politique, tous ( et toutes … ) doivent avoir cette hypertrophie là. Disons que pour lui, cela s’est vu depuis bien plus de 5 ans et pas vraiment de façon bien discrète… Mais il est vrai que suivre N.Sarkozy, à la vitesse où il va et s’agite, ce n’est peut être pas seulement une prime de risque… mais aussi une prime de chaussure et de pressing !
Depuis le 16 mai, les policiers du service de protection des hautes personnalités (SPHP) qui étaient avec Nicolas Sarkozy depuis 2002 sont simplement arrivés à l'Elysée et ont pris la place du GSPR, groupement de la Gendarmerie. Un témoin affirme même qu’ il n'y a même pas eu de passage de consigne.
Sur le fond, pas de problème ( si ce n’ est, et il n’ est pas des moindres, la rivalité entre police et gendarmerie, avec notamment la couleuvre avalée en deux temps par Michèle Aliot-Marie, opposée au commandement unique de la gendarmerie tant qu’elle était ministre des Armées et contrainte d’effectuer cette mutation depuis qu’elle est ministre de l’Intérieur. )
Le Président peut choisir qui il veut ( et dans ce cas quelle structure il veut ) pour assurer sa protection et celle de sa famille.
François Mitterrand avait, lui, privilégié la gendarmerie, J.Chirac faisait subsister les deux ( 30 gendarmes, 30 policiers ) avec un commandement qui alternait.
Le groupe de base qui officie est dirigé par Michel Benard. Or, il n’a pas le grade suffisant ( il n’est « que » commandant ) . Pas de problème… il sera nommé très prochainement préfet. Ce « flic de choc » - ( comme le nomment les journalistes, les vrais, pas le petit blogueur que je suis… ) était, en 2002, en charge de la protection de Lionel Jospin. Il fut aussi adhérent d’un syndicat de policiers classé à gauche. Diantre ! Encore une preuve de l’ouverture du N.Sarkozy ?
Peut – être pas…
Car Michel Benard a suivi au niveau professionnel N.Sarkozy depuis 2002… Il fut donc et là je me délecte de vous citer la phrase de l’Express ( en date du 6 juin ) « Malgré lui, le policier fut le témoin privilégié des vicissitudes du couple Sarkozy, sans pour autant en rendre compte à sa hiérarchie. » C’est tellement bien dit qu’il n’est point besoin d’en rajouter.
De mauvaises langues pourraient dire que, comme il a su la tenir ( sa langue… ) il en est récompensé…
Or, justement, c’est parce qu’ils la tinrent qu’il se voient évincés… ( moi aussi je peux tenter des phrases bellement littéraires !!! )
Et oui, ce que N.Sarkozy ne pardonne pas aux gendarmes de l’Elysée c’est d’avoir tenu secret au ministre de l’Intérieur qu’il était ( et alors même qu’ils obéissaient aux ordres… et un gendarme est un militaire… ) que Jacques Chirac, en 2005, venait d’être admis en soirée au Val de Grâce suite à un accident vasculaire cérébral…
N.Sarkozy n’apprendra la nouvelle… que le lendemain matin, en même temps que le reste des français.
Faute lourde qu’ils paieront donc 2 ans plus tard !
Le président a donc la dent dure pour ceux qui lui ont déplu ( lui déplaisent… et lui déplairont… ). Ce n’est pas vraiment un scoop…
Par contre, ce que je ne comprends pas c’est pourquoi ( source l’Express ) , le nombre de personnes chargés de la sécurité du président et de ses proches va passer de soixante à une centaine. Paradoxalement, alors que J.Chirac a littéralement fait exploser le budget de fonctionnement de l’Elysée en 12 ans , le nombre de personnes affectés à sa sécurité avait fortement diminué par rapport à F.Mitterrand, Claude Chirac voulant ainsi lors des divers déplacements officiels, montrer un président proche des français.
Mais ce qui va fortement augmenter aussi, c’est la prime octroyée aux garde du corps, passant de 750 à 1500 € par mois…
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