Quand le Président baille

Publié le par Thierry Bonnaud

 ... la magistrature passe ...
Cela pourrait le rendre sympathique … mais là encore, on se plait à penser que si une autre avait eu la même attitude… cela serait passé en boucle et les journaux l’auraient titré en Une …
 
N.Sarkozy lors de  la rentrée solennelle de la Cour de cassation s’ est fort ennuyé… et ne l’a fort peu caché…
 
Face au   président doyen, Bruno Cotte, qui avait été longtemps pressenti pour ce poste, Vincent Lamanda, le nouveau président désigné.
 
Sur le siège rouge qui lui est destiné, N.Sarkozy, le président élu.
 
Vincent Lamanda a l’image d’un magistrat indépendant… et traditionnel…
Il peut aussi prétendre à la rubrique la brosse à reluire du Canard Enchaîné de la semaine prochaine.  “En ces heures où tant d’êtres tournent leurs attentes vers la nouvelle destinée du pays, c’est beaucoup de voir un chef de l’Etat, prompt à l’action de chaque jour, et portant vive sa charge d’homme à toutes les brèches de la communauté, marquer d’emblée sa considération pour l’autorité judiciaire dont il est garant de l’indépendance”, a déclamé  M. Lamanda à N.Sarkozy…
 
Le précédent président ( de la Cour de cassation  ) , Guy Canivet, suite aux déclarations de N. Sarkozy sur les juges de Bobigny et qui  les accusait alors d’une “ forme de démission ”  avait demandé audience à Jacques Chirac pour « lui exposer la gravité de ces atteintes réitérées à la répartition des pouvoirs prévue par la Constitution et le malaise ressenti par les juges dans une situation qui compromet l’exercice de la justice ».
 
Là, l’indépendant Magistrat se prit un peu le verbe dans la robe quand, grandiloquent il prononça «  Il monte de mon cœur l’offrande d’un vieux rêve : un corps judiciaire doté de moyens appropriés, respecté de tous ses partenaires, riche de sa diversité, mais dépourvu de dissensions, passionné par ses fonctions, mais les exerçant, quoi qu’il arrive, sans passion, transparent dans sa manière d’agir, mais gardien vigilant des secrets qu’il détient, recevant de la société autant de confiance qu’il lui en apporte. Nous sommes au printemps, saison des régénérations, comme le matin est le moment des réveils. Unis par un même idéal, œuvrons pour que se lève sur notre justice ce jour lucide dont je veux discerner l’aube encore indécise ».
 
N. Sarkozy avait les yeux dans le vide, une bouche qu’il empêchait de bailler… Il devait être en train de faire son footing ou de donner mille et un coups de fils…
 
Et quand il sera en réunion de travail avec un chef d’état étranger, marquera – t – il les mêmes impatiences… ? Et s’il n’avait pas vraiment la carrure pour le job ?
 
Comme s’il y avait une différence entre une image… et une réalité !
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article