Fillon : feuille de route à la presse

Publié le par Thierry Bonnaud

Donc voeux à la presse = Hollande est vraiment mauvais ! C'est une feuille de route ? Et dire qu'il se livre à une «diabolisation infantile» de la situation française et à un «catastrophisme rustique» ce n'est pas insultant ? Fillon lui disait que la France était en faillite ... Oui mais lui , il est de droite... donc il dit vrai ...

 

http://www.leparisien.fr/election-presidentielle-2012/candidats/les-voeux-anti-hollande-de-fillon-09-01-2012-1804130.php

 

 

P.Th. | Publié le 09.01.2012, 12h59 | Mise à jour : 18h15

 

 

Toute la fin de son discours lui a été consacrée. Alors que François Fillon présentait ses derniers voeux du quinquennat à la presse, il a sonné la charge contre le candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande, et défendu le bilan de la majorité.

 

La tonalité de son discours préfigure-t-elle le rôle qu'il sera amené à jouer dans la campagne ? Le chef du gouvernement a en tout cas accusé, ce lundi, le député de Corrèze de se livrer à une «diabolisation infantile» de la situation française et à un «catastrophisme rustique».

Le Premier ministre s'est employé à décortiquer l'adresse aux Français du candidat PS, publiée la semaine dernière dans le quotidien «Libération». Selon lui, la formule du député de Corrèze «France affaiblie, abaissée, abîmée, dégradée» n'est qu'un «parallèle poussif avec la célèbre harangue du général de Gaulle». «A écouter M. Hollande tout n'est qu'échec, inéquité, désolation, bref notre pays est dans le gouffre», a déploré François Fillon dans ses voeux très politiques.

«Visiblement la main tremble»

«Je combats cette maladie, cette sorte de scorpionite, cette autolyse qui consiste à nous envenimer pour mieux croire au mythe du phénix qui renaît de ses cendres», a poursuivi le chef du gouvernement. «J'ai bien compris qu'il s'agit de passer de l'ombre à la lumière et ce faisant de résumer l'élection présidentielle à la personne de Nicolas Sarkozy accusé d'avoir mis la France au tombeau», a-t-il également argumenté. «Cette diabolisation est infantile, mais chacun aura compris son but : éviter de parler du fond», a ajouté François Fillon, qui a également déploré un «catastrophisme rustique».

François Fillon, qui était déjà monté au créneau contre François Hollande à propos de la retraite ou encore de l'accord sur le projet de traité européen, a poursuivi ses critiques, jugeant que sur la question des déficits, le «flou absolu» régnait. A propos de la réforme fiscale, «visiblement la main tremble», a-t-il ajouté avant d'aborder la question des retraites où, a insisté le chef du gouvernement, «là encore la main tremble». Ce dernier a par ailleurs assuré que la majorité n'avait «pas de leçons à recevoir en matière de solidarité» et refusé d'être considéré comme «le gouvernement des riches».

Le chef du gouvernement défend son bilan

Le Premier ministre, qui avait précisé d'emblée que «le gouvernement doit faire son travail jusqu'au bout», a vanté le bilan de la majorité. Citant pêle-mêle, le service minimum, la loi sur la représentativité des syndicats, la loi contre le port de la burqa ou encore la réforme des retraites, François Fillon a affirmé que «personne ne peut nier que nous nous sommes engagés sur des points essentiels et structurants». Selon lui, «ce qui a été fait par le président de la République est exceptionnellement courageux». Et de se tourner vers l'avenir en affirmant que «tout ce que nous avons entrepris, c'est un socle pour aller plus loin». «De ce quinquennat de crise, nous sortons expérimentés, et non pas éreintés», a-t-il également souligné.

Moscovici dénonce une «stratégie de dénigrement, de discrédit, de mépris»

Cette tournure très électorale des voeux du Premier ministre n'a pas été au goût de tout le monde. Aux yeux du directeur de campagne de François Hollande, Pierre Moscovici, «cette formulation participe de la stratégie de dénigrement, de discrédit, de mépris qui est mise en oeuvre par le pouvoir». «On pouvait tout de même s'attendre que dans ses voeux, le Premier ministre soit plus respectueux avec le candidat du Parti socialiste, possible futur président de la République», a déploré le député du Doubs dans une déclaration à l'AFP.

«Ce n'est pas faire preuve de diabolisation et encore moins infantile que de constater qu'il y a dans ce pays beaucoup de souffrances, une précarité qui s'est étendue, une pauvreté qui prend des proportions inquiétantes, un système éducatif qui se dégrade, une désindustrialisation préoccupante», a rétorqué le socialiste.

Le numéro 2 du PS et député européen, Harlem Désir, a pour sa part assuré sur Twitter que «les #vœux politiciens de #Fillon, ceux d'un chef de clan pas d'un 1er Ministre, devraient être imputés aux comptes de campagne de Sarkozy !»

LeParisien.fr
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Publié dans Droite en général

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