Il est allé en Corse…
pour la 31ème fois ( enfin… 30 fois en tant que ministre de l’Intérieur… et pour la première fois en tant que Président… )
Aux vues de ses résultats précédents… on peut légitimement penser que pas grand-chose ne changera…
Les Irakiens doivent ( enfin… devraient… s’ils en avaient le loisir ! ) bien rire de voir que le bon docteur Kouchner leur donne des belles leçons… alors que la France est incapable, sur un territoire grand comme Bagdad, de faire respecter la loi en vigueur !
Le président a du oublier, tout comme il ne s’est jamais souvenu durant la campagne ni qu’il était ministre du président sortant ni qu’il était le président du parti politique majoritaire, qu’un référendum concocté par ses soins « Approuvez-vous les orientations proposées pour modifier l'organisation institutionnelle de la Corse figurant en annexe de la loi n° 2003-486 du 10 juin 2003 ? ". ( les modifications portant sur la substitution d'une collectivité unique à l'actuelle collectivité territoriale de Corse et aux deux départements actuellement existants ainsi que sur la création de deux conseils territoriaux (l'un en Haute-Corse et l'autre en Corse-du-Sud) s’était soldé par un non ( pas massif … ) mais un non néanmoins !
Pour un premier référendum local… je pense que ce fut le dernier et que les autres régions n’en connurent point !
Tout le monde se pose la question : soit il est fort difficile d’arrêter à la fois les « mafieux » corses et les idéologues indépendantistes ( et ceux qui sont un mélange des deux… ) et, en ce cas, ce n’est pas une visite et un avis autorisé qui changera grand-chose… soit on sait à peu près qui est derrière tout cela… et l’on se contente de gérer les dérapages vers le banditisme…
Le mentor de N.Sarkozy, Charles Pasqua, voulait terroriser les terroristes… N.Sarkozy lui ne terrorise pas grand-chose malgré ses grandes phrases et ses grandes aspirations. Dès que lui ( enfin parfois un ministre lui sert de porte voix ) propose une idée, les spécialistes quels qu’ils soient, déclarent quasi immédiatement que ce n’est pas la solution, que cela ne correspond pas à la réalité, que cela n’a pas marché ailleurs, que cela n’est que le résultat d’une réaction peu réfléchie…
Que ce soit pour les prisons, les peines planchers, le jugement des personnes déclarées irresponsables, l’Afrique, l’Irak , les marchés économiques ou même tellement plus futile, les croisements de chiens dangereux ( le grand moment de solitude de M.A.M lisant un texte auquel visiblement et tout à fait naturellement, elle ne comprenait rien sur le traitement des chiens de catégorie 1 et 2 puis 3 et 4…. alors qu’un communiqué du ministère eut été suffisant non ??? ), la compétence et surtout l’écoute…
Mais que dis – je ? L’écoute ? Mais depuis quand le président écoute – t –il ? Ecouter c’est être ouvert sur l’autre, non pour le réduire mais pour s’enrichir de ce qu’il est…
Ecouter cela nécessite du temps, de l’ouverture d’esprit ( alors que la seule ouverture que semble connaître N.Sarkozy soit celle du débauchage pour détruire ses adversaires… )
Malgré ses montres, N.Sarkozy n’intègre pas le temps. L’urgence prime sur tout. L’émotion est urgente…
C’est aussi et surtout dans ce genre de gestion que l’on peut différencier certains hommes.
N.Sarkozy tente de gérer la bourse, les actions et un budget. L’immédiat quoi…
Mais c’ est dans la gestion des grandes aspirations que l’on fait la différence entre un réel homme d’état et des tas d’hommes …
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